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La galerie habitée


Le cœur
Les axes
Les pièces
Le projet architectural s’inspire du fonctionnement d’une montre, dans laquelle chaque composant possède une fonction précise, mais ne prend véritablement son sens qu’à travers les relations qu’il entretient avec les autres éléments.
Cette idée se traduit par une composition organisée autour d’un élément central, véritable cœur du projet. À l’image du mouvement d’une montre, ce volume concentre les circulations verticales et distribue les différentes parties du programme. Il ne constitue pas simplement un accès : il devient l’articulation autour de laquelle l’ensemble du bâtiment fonctionne.
De part et d’autre de ce cœur prennent place deux entités aux fonctions distinctes. D’un côté, les espaces administratifs représentent la réflexion, la conception, les échanges et la relation avec les clients. De l’autre, les espaces de production accueillent le savoir-faire lié à la fabrication des index, aiguilles, logos et guichets destinés à l’industrie horlogère.
Les passerelles reliant le noyau central aux deux bâtiments prennent alors une signification particulière. Elles peuvent être interprétées comme les axes et les mécanismes d’une montre : elles mettent les différentes « pièces » en relation et permettent au projet de fonctionner comme un ensemble cohérent.
L’architecture raconte ainsi le passage de l’idée à la matière, puis de la matière à la précision.
Le parcours architectural participe également à cette narration. L’escalier central introduit un mouvement vertical, tandis que les passerelles développent un mouvement horizontal vers les différentes fonctions. Le visiteur arrive au cœur du projet avant de choisir une direction. L’espace central devient ainsi un lieu de rencontre, d’orientation et de distribution.
Cette organisation évoque également le mouvement des aiguilles d’une montre : depuis un point central, différentes directions se déploient dans l’espace. Le noyau constitue le pivot, les passerelles deviennent les axes et les bâtiments les différentes composantes du mécanisme.
Le projet ne cherche donc pas à reproduire littéralement la forme d’une montre. Il en reprend plutôt la logique : précision, articulation, mouvement et interdépendance des pièces. Chaque volume conserve son identité et sa fonction, mais tous participent à un même mécanisme architectural.
Le bâtiment devient ainsi une montre à une autre échelle : un ensemble de pièces autonomes mises en mouvement par un cœur commun.

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